ven.

04

mai

2012

Ondori

Connaissez-vous l'heure du coq ?

Lire la suite 0 commentaires

dim.

22

avril

2012

François H... élu au premier tour !

Namiki agneau Namiki agneau
Lire la suite 0 commentaires

ven.

09

mars

2012

Matsuda, le Hôghen de Namiki ?

Matsuda Matsuda

Parler de Trésor Vivant à propos du laque sans évoquer le nom de Matsuda est un vrai péché.

 

Soucieux de la qualité de la préservation de mon âme, je remédie à cette lacune en ouvrant un nouveau post sur le quidam.

 

Mais peut-être ne connaissez-vous pas Matsuda ?

Matsuda Gonroku(1896_1986) tiens une place à part dans l'art du laque et son application à l'écriture, puisqu'il est réputé comme initateur de la technique sur mes objets de forme cylindrique que sont les stylos.

La pseudo-Bible de Stephen Overbury et Julia Hutt sur Namiki lui est dédiée :

"The art of japanese lacquer pens".

Ne vous précipitez pas pour l'acheter.

 

Tiré à 2000 exemplaires, il est épuisé depuis longtemps.

Je détiens le tirage 1606.

 

C'est un livre intéressant, mais à mon avis fort incomplet.

 

Cependant, pour en exploiter ce qu'il produit et pour rester dans le domaine des Trésors Nationaux du Japon , dont nous avons parlé avec le retrait de Nagahara le Vieux (qui n'en est pas un lui-même NDLR),il faut savoir qu'il existe une hierarchie en la matière.

 

Citons Louis Gonse dans son livre "L'art japonais" :

"Le titre de Hôghen était la distinction conférée par l'empereur à des gens exerçant des professions libérales qu'il voulait honorer.

 

Le titre de Hônin était de premier rang et ne s'accordait que rarement.

Parmi les artistes, les peintres seuls pouvaient prétendre à ces titres honorifiques.

Un titre de Hokio était réservé aux forgerons, laqueurs, sculpteurs, ciseleurs etc".

 

En 1974, il fût distingué dans l'ordre du Trésor Sacré comme impétrant de seconde classe, ce qui en fait un Hôghen.

Matsuda était un surdoué du maki-é.

A l'origine, il avait souhaité n'exercer son art que dans la restauration des pièces anciennes et non comme artiste, c'est à dire créateur fidèle à la tradition remontant aux Tokugawa.

Par un amusant concours de circonstances, il se vit amené à collaborer avec Namiki Ryosuke.

 

Il raconte quelque part, que lors de l'inauguration de l'atelier Namiki, le discours de reception du Boss fut tellement tonitruant que le jeune Matsuda n'avait qu'une envie en l'écoutant c'était de...foutre le camps !

 

Cepandant, il fût retenu par le désepoir même de Ryosuke, qui avait investi toutes ses économies dans l'affaire et qui pour bien faire comprendre au personnel qu'il s'agissait  d'une question de vie ou de mort prononça son discours de présentation de la firme...le jour de la mort du Bouddha !!!

 

Ce qui est le jour le plus malchanceux qui soit.

 

C'était clair :

chez Namiki, on ne réussirait que par le talent et le travail et que la chance ne jouerait aucun rôle.

Touché par le message le jeune Matsuda accepta le poste, alors qu'il était déjà un maitre connu.

 

Compassion, quand tu nous tiens ...

Cependant la collaboration fût de bréve durée, puisque , un an plus tard à peine, Matsuda donnait sa démission, tout en conservant malgré tout un titre de  conseiller.

 

Donc, on ne peut pas dire, comme le prétends le bouquin cité plus haut, que Matsuda ait éxerçé un rôle déterminant dans le destin de Namiki, si ce n'est au début.

 

On en reparle plus tard, ou demain.

 

A plus.

 

 

 

Lire la suite 0 commentaires

jeu.

08

mars

2012

Qu'est-ce que je sais de Nakaya ?

Lire la suite 0 commentaires

mer.

07

mars

2012

Nagahara le Vieux.

Lire la suite 0 commentaires

mer.

07

mars

2012

King Eagle démo.

Lire la suite 0 commentaires

lun.

05

mars

2012

Bye Bye Nobuyoshi,hello Yukio!!!

Lire la suite 0 commentaires

dim.

04

mars

2012

La carpe ou le petit traité du Trésor Vivant.

Koi Koi
Lire la suite 0 commentaires

ven.

17

févr.

2012

Hokusai et le mystère du poisson muet.

Zebrasoma Veliferum Zebrasoma Veliferum

Le mystère du poisson muet est-il enfin percé ?

 

Ah, que voici un bel oublié de la ligne Yukari de Namiki !

Le fabricant le nommait "Poisson Tropical" lors de sa courte carrière, car c'est encore un produit , qui n'a jamais vraiment réussi à trouver son public.

Peut-être parcequ'il semblait trop sorti directement de son aquarium comme un lactaire d'animalerie de supermarché.

Pourtant le thème des poissons est des plus présents dans les arts de l'Asie et donc dans les transpositions qu'en ont fait les laqueurs de Namiki.

Ainsi , on se souvient de l'extraordinaire "Same", le grand requin blanc retenu pour une série limitée inoubliable et dont je reparlerai.

Ou encore des muliples variations sur le thème de la carpe, précieuse entre toutes au coeur des bouddhistes, mais pas d'eux seuls.

En vérité, lorsque ce modèle est sorti, on ne s'est pas battu pour l'acquérir et je ne pense pas qu'il ait été produit à plus de quelques dizaines de pièces.

La qualité du travail n'était pas à remettre en cause , loin de là.

En effet, il s'agit comme chaque fois que le laqueur se fixe une très haute exigence qualitative, d'un travail entièrement à plat dit Togigashi maki-é, sur lequel  un magnifique travail de poncage fait surgir l'image de sa gangue de laque noire oû elle semblait inatteignable.

Comme pour tout ce qui ne se livre pas spontanément, il faut faire un effort pour pénétrer dans les détails .

Mais un effort récompensé par une qualité exceptionnelle de rendu des détails des marbrures alternées d'or et de laque bleue de ceruléum.

Ici tout est dans la subtilité, l'immobilité pétrifiée comme un non - agir , qui n'est pourtant pas une absence d'action.

C'est sans doute cette absence d'émotion, qui a nui à son succès commercial.

En fait, on n'avait rien à dire et notre poisson chirurgien n'avait rien à déclarer non plus.

Perdu dans sa vision intérieure, il ne nous regardait pas.

Il était et c'est tout.

Inquiétante image même réchauffée par la belle association de l'or et du bleu encadrée par la compositon de plantes aquatiques aux tons de cinabre orangé comme un rouge de cadmium et qui donnent un surprenant côté automnal à la flore sous-marine.

Pour couronner le tout il nous était refusé pour cette peinture, toute référence iconographique à laquelle notre raison aurait bien voulu se raccrocher pour "cibler" mentalement ce spectre accroché dans le vide de cette eau translucide, qui se fait oublier, mais qui est quand même si présente, même si on ne la voit pas.

Pour ma part je suis à peu près certain qu'il s'agit d'un extrait des carnets de croquis, la manga, de Hokkusai, ce vieux fou de peinture.

Sa marque et son style sont vraiment présents pour celui, qui veut bien ouvrir les yeux et c'est justement ce que nous propose l'artiste, qui cherche à focaliser notre esprit sur l'oeil de la bête, un oeil qui ne cille pas , qui ne se referme jamais même lorsqu'il rêve.

Mais un rêve loin de l'hypnose d'insensibilité antalgique ou des paradis artificiels, rien qu'une présence de vérité sans affects,sans l'aide de la moindre compensation, attentive à dissiper les illusions perçues comme des ombres déformées par les organes des sens.

On se rends compte soudain, que c'était beaucoup pour nous, comme une limite à notre soif d'illimité.

Un rappel instinctif à la sagesse qui nous dit qu'il est dangereux pour ce qui est limité de cotoyer ce qui n'en a pas.

Finalement qu'est-ce qu'il cause ce poisson !

A bientôt pour une prochaine exploration des abysses.

 

 

 

 

 

Lire la suite 0 commentaires

mer.

04

janv.

2012

Connaissez-vous l'aigle chauve ?

Lire la suite 0 commentaires

mer.

21

déc.

2011

Pour les fêtes soyez Tabane-noshi.

Lire la suite 0 commentaires

jeu.

08

déc.

2011

Connaissez-vous Risu ?

Risu Risu
Lire la suite 0 commentaires

lun.

14

nov.

2011

Connaissez-vous fukuro ?

Fuku Fuku
Lire la suite 0 commentaires

jeu.

10

nov.

2011

Le cha.os selon Stallone

Le Chaos Le Chaos

 

Avec la tempête, qui a sévi sur la Côte, j'ai pris du retard dans la présentation au public de la nouveauté de la semaine en provenance de Montegrappa et j'ai déjà lu des commentaires sur différents forums à ce sujet, en général mal accueillis des puristes.

 

Cris d'horreur et rappels au bon goût, voire au rêglement, je vous en passe le détail pour cette édition limitée disponible en rollers et plumes, version argent massif pour mille pièces et cent en or massif.

 

Pour ma part, je trouve une fois encore, qu'il est bon d'encourager ceux qui se cassent la binette pour nous épater dans un monde trop formaté.

 

Surtout que Sylvester ne manque pas de s'appuyer sur un solide substrat artistique puisqu'il s'inspire de Dürer (la danse macabre ?) et Pollaiolo.

 

La vision de la mort selon Stallone ?

 

Pas sûr que ce soit celle de Dante, mais quand même ces vanités, têtes de mort , sabre , serpent et  tibias me font plutôt penser à un emblème de Rackham le Rouge, rempilant dans les Forces Spéciales , bref des souvenirs épiques d'une autre vie de l'acteur.

 

Malgré ce déploiement de kitsch et de hard, je ne puis m'empêcher de trouver l'ensemble rigolo et sympa.

 

Bien sûr ce n'est pas la plume de tout le monde, mais c'est justement pour ça que c'est intéressant.

 

Bref, un vrai stylo de fin du monde et puisqu'on est en plein délire, il me semble plaisant d'imaginer le Stallone de la photo, comme gardien non pas d'un paradis, mais des Portes de l'Enfer, vrai  sphringe (oui, celui d'Oedipe), version Club privé, avec carte de membre obligatoire.

 

Il nous regarde, prêt à nous renvoyer au néant si nous ne répondons pas à sa question.

 

"Qui a crée le Chaos ?"...

 

Ne manquez pas de répondre:

"Mais, c'est vous, évidement, Sylvester".

 

Vous serez alors heureux de pénétrer en Enfer, car l'Enfer a l'avantage rassurant d'être un lieu familier, sans mauvaises surprises.

 

A l'inverse de l'Art, de de la Fantaisie.

 

 

 

 

Lire la suite 0 commentaires

mer.

09

nov.

2011

Connaissez-vous U ?

U le cormorant U le cormorant
Lire la suite 0 commentaires

ven.

04

nov.

2011

Le pigeon de Yoritomo

Lire la suite 0 commentaires

ven.

21

oct.

2011

Connaissez-vous la rumeur venue de Singapour ?

Yukari Royale, les nouveautés. Yukari Royale, les nouveautés.

 

 

La rumeur enfle depuis Singapour et je ne puis m'empêcher de mettre en ligne cette info trouvée sur le site de House of Pens, qui nous annonce l'arrivée de deux nouveaux motifs dans la série Yukari Royale.

 

Miam, ça a l'air beau...

 

Sur le premier, un motif de chrysanthèmes , Kiku, comme posés sur la surface d'une eau calme,  avec une belle opposition entre le capuchon d'argent Ginji et la base en or saupoudré  Kinji .

 

L'autre modèle,  représenterait un "emballage" traditionnel.

 

Un cadeau dans le cadeau ?

 

Beau travail de nashiji sur la base et le capuchon.

 

Dans les deux cas notez que les clips sont laqués et décorés.

 

Je présume que d'autres photos seront disponibles rapidement et je vous les communiquerai.

 

Bonne journée à tous et ... BanzaÏ !!!

Lire la suite 0 commentaires

ven.

07

oct.

2011

Connaissez-vous le Namiki Golden Rose?

Golden Rose Golden Rose

 

Comme chaque année, Namiki nous propose son édition limitée , elle se nomme "La rose d'or", construite sur une base de Yukari Royale et produite à 150 exemplaire.

 

Elle sera disponible prochainement à la vente au prix de 9900 E.

 

Ce n'est pas la première fois que Namiki utilise ce module pour une édition limitée.

 

Vous vous souvenez certainement du fabuleux "Paon" ou encore du "Namatzu".

 

Ce dernier n'ayant pas eu tout le succès qu'il méritait, sans doute à cause du motif choisi , celui du poisson-chat , moins parlant et moins romantique qu'un thème ukiyo-é par exemple.

 

Je sens donc un goût de revanche dans ce stylo issu du talent de Sato Yutaka, illustré en plein travail par la photo en tête de l'article.

 

Comme d'habitude avec la marque le document servant à la promotion de lancement n'est pas très glamour, mais comme je n'ai pas eu l'occasion d'effectuer mes propres clichés, il faudra vous en contenter.

 

Ce qui fait l'originalité du travail de Sato sur ce stylo, c'est l'utilisation massive du décor d'or saupoudré, donnant l'illusion d'un corps en or massif, kinji.

 

Pour ce faire, il emploierait près de 0,8 g d'or, déployé selon les techniques taka ( en relief ) et togigashi (entièrement à plat ), ce qui est une belle performance.

 

Les feuilles sont en raden ou nacre grise, travail difficile.

 

Bon.

 

Personnellement et sous réserve de l'avoir en main un de ces quatre matins, j'avoue rester un peu froid, malgré la magnificence de l'or.

 

J'entends déjà les commentaires des jansénistes de service :

"Ouais, c'est trop chargé ! "

 

Ce n'est pas ici que je situe ma critique.

 

Autant le "Setsugekka" de Michikami, avait touché mon âme d'éternel amoureux, souvenez-vous des vers de Bo-Ju-Yi:

"Que ce soit lune , neige ou fleur, c'est toujours à toi que je pense".

Que c'est beau ...

 

Ici malheureusement, je ne sens pas la force vitale faire vibrer mon coeur.

 

Pourtant la rose reste la fleur de l'amour par excellence.

 

Ce qui me gêne quelque part, c'est de ne pas ressentir pas ce motif comme un motif très, comment dire ..." japonais".

 

Je me trompe peut-être.

 

On se souvient en effet, que les relations entre la Chine, donc le Japon et la Perse, pays de la rose et d'Omar Kahyam, sont très anciennes (le bleu de cobalt).

 

Est-ce un thème importé, qui aurait fait souche ?

 

Il aurait fallu que j'en parle à Ernest Fenellosa et Lafcadio Hearn

 

Pour ma part, quand j'associe la rose au Japon ,c'est bien sûr, comme vous, que je pense au camélia, la vraie rose du Japon, soit dit en passant.

 

C'est d'ailleurs ce motif que j'aurais choisi si on m'avait demandé mon avis...

 

Et puis le camélia, c'est aussi bien entendu toute l'ouverture sur le monde magique du thé (camélia sinensis), en feuille, en poudre, noir, vert,  ambré sous toutes ses formes et saveurs.

 

C'était un thème à travailler, objet d'une recherche iconographique, qui aurait pu être passionnante.

 

Ici j'ai du mal à comprendre d'ou vient ce motif de brocart.

 

Je n'ose pas encore dire que je suis déçu, car la beauté de l'or est toujours un grand moment d'émotion et la qualité du travail de Sato peut produire son effet lorsqu'on peut observer en live la finesse du travail togigashi at du taka maki-é.

 

Par delà cette création, je ne puis m'empêcher de me demande si la transition entre Yoshida et Michikami s'est faite sans heurts...

 

Quelque chose me dit que l'Académie Kokokai, qui fait la force et la continuité stylistique des stylos Namiki doit vrombir de sourds complots entre les tenants des différentes écoles artistiques qui la composent.

 

Le combat des anciens contre les ancêtres en quelque sorte...

 

Voir à ce sujet l'article sur le blog traitant du sujet et titré" l'ukiyo-é fait son cinéma" ou mieux visionnez le film "Outamaro et ses 5 femmes".

 

C'est celà aussi la difficulté liée à la sortie d'une édition limitée annuelle sensée à chaque fois être plus belle que la précédente.

 

Parfois la magie opère, parfois elle n'opère pas.

 

Donc à suivre...

 

 

 

Lire la suite 0 commentaires

mar.

20

sept.

2011

Montegrappa:Chypre le Cinquantième anniversaire.

Chypre Chypre

 

Je vous communique les dernière nouvelles de Montegrappa, à travers cette édition limitée dédiée au cinquantième anniversaire de la République de Chypre.

 

Ce confeti de l'Empire britannique, accessoirement , au terme d'une longue histoire mouvementée, membre de l'Union Européenne , se signale à notre attention grâce à l'initiative de la société Vassos Eliades, en association avec Montegrappa pour une série limitée de 50 pièces.

 

La réalisation, que je n'ai pas encore eu le plaisir d'essayer semble de belle facture avec ce décor de mouflon en filegree d'argent sur fond de résine ( celluloide ? ) bleue.

 

Alors que l'été se retire, c'est vrai que ce stylo a tout pour nous donner un goût de nostalgie de vacances , baignades et criques perdues sur la côte sauvage d'une île enchanteresse.

 

Perso, je le trouve très chouette ce modèle à piston, son aspect baroque peut sembler un peu trop chargé pour le moine cistercien, qui sommeille en vous, pour ma part , je trouve au contraire qu'il détonne agréablement dans le morne paysage des stylos trop formatés, les seuls qui se vendent malheureusement.

 

Alors, baroque contre design ?

Faites votre choix.

Le mien est fait.

 

 

Lire la suite 0 commentaires

ven.

02

sept.

2011

La suite, c'est le rankakku !

Namiki Tsuru, la grue. Namiki Tsuru, la grue.
Lire la suite 0 commentaires

jeu.

01

sept.

2011

Connaissez-vous la merveilleuse histoire du blanc ?

Pilot Toki Pilot Toki
Lire la suite 0 commentaires

jeu.

11

août

2011

Un soir avec Joe Frazier et Montegrappa

Joe Frazier Joe Frazier

 

Breaking news from Montegrappa, again !

 

Oui, je vous l'ai dit quelque part, dans le monde de l'écriture, on passe sans cesse d'une commémoration à une autre, mais dans ce cas, il s'agit plutôt d'un événement Jet Set, avec cette proposition de la marque d'organiser un diner à Philadelphie, afin de permettre aux acquéreurs de la série limitée "Thrilla in Manilla", joli bloc d'or massif ou de solid silver, de rencontrer leur idole. Celà méritait d'être souligné, même si la marque ne m'a pas envoyé de carton...

 

Sans rancune.

 

Pour rencontrer leur héros, les heureux élus collectionneurs, devront quand même se fendre de 2000 USD.

 

On ignore encore le détail du menu, mais il serait logique qu'il soit percutant.

 

Pour ce qui touche à ce stylo, je dois avouer qu'il me laisse un peu au bord du ring, la marque italienne se contentant de décliner son habituel module, bon à tout faire pour toutes séries limitées, accompagné du décor gravé au burin, qui me lasse un peu.

 

De la qualité donc, mais pas d'émotion.

 

Dommage.

 

info@montegrappa.com 

 

 

 

 

 

 

 


Lire la suite 0 commentaires

mar.

09

août

2011

Toro la mante religieuse.

Toro Toro

 

 

La voici enfin cette terrible mante religieuse, preying mantis en anglais, toro en japonais ou encore t'ien ma en chinois, oû elle prend l'appelation de "cheval du paradis.

 

Saint François-Xavier , impressionné par la devotion apparente de la bête la voyait chantant un cantique.

 

N'allons pas jusque là.

 

Nous la surprenons, cette prédatrice dans une attitude de combat, prête à se lancer sur notre suzu-mushi, qui a fait l'objet de nos précédents commentaires.

Elle nous regarde de ses grands yeux ronds, guerrière épatante de fausse candeur.

 

Revenons plutôt à cette composition animalière, dont tous les acteurs, grillons ou mante se retrouvent sur cet Empereur Namiki, chant du cygne de Maître Yoshida et essayons d'y découvrir quelque sens caché , qui nous enchante.

 

Tout d'abord, lorsque l'on parle de la mante religieuse, c'est le texte de Zhuang-zi, qui nous revient immédiatement à l'Esprit.

 

Comment, vous ne l'avez pas encore lu, mais précipitez-vous donc sans attendre !!!

 

Pour les anciens, la mante religieuse représentait, en Chine la quintescence de la valeur guerrière et célébrée pour son aptitude à relever tous les défis.

 

Ainsi, Zhuang-zi, la mettant en scène dans un conte célèbre, nous parle de sa rencontre du Duc de T'sai, lui lancé à fond sur son char de guerre, elle dressée sur sa route, au fond de l'ornière.

 

Apercevant l'insecte le cocher se mit immédiatement debout sur les freins, provoquant l'étonnement du Duc.

 

Qu'est-ce donc et pourquoi ceci , demanda-t-il ?

Car il savait , ce cocher, que la mante est le seul insecte, qui ne sache qu'avancer au combat et ignore la retraite (comme Yoshida, lui-même).

 

Touché par tant de courage , le Duc ordonna qu'on l'évitât et déclara, que si la bête avait été  un homme, elle serait déclarée champion des héros de l'Empire, le Duc  s'attirant au passage la loyauté et l'estime de tous les guerriers.

 

Zhuang-zi était bien sûr taoïste, mais le commentaire des bouddhistes le suit toujours de très près, parfois pour s'en inspirer, souvent pour le contrarier comme on le constate avec ce proverbe destiner à limiter l'orgueil :

 

" Même les puissantes mandibules de la mante religieuse sont impuissantes à la protéger de la roue du destin"...

Et paf !!

 

Je crois, que nous sommes avec cet "Automne précoce" de Namiki, devant un des rares cas oû l'artiste ne s'est pas contenté de reproduire un thème trouvé dans l'estampe, la peinture ou la statuaire, mais oû il a mis en scène des personnages dans lesquels il raconte sa propre histoire ou du moins, c'est ainsi que le me plais à l'imaginer.

 

Mais une histoire adaptée à travers un thème pictural voisin celui de la" lutte de la mante et de la chauve-souris pour une courge", d'après Kyosai, artiste de l'école de Kano.

 

Voyons donc ce travail , sous réserve d'inventaire et de recherches plus complètes, comme une création de Yoshida.

 

Et même mieux, comme un rébus.

 

Imaginons, le grillon de combat, qui fait beaucoup de bruit et se donne de l'importance , comme le responsable des ressources humaines de la taule par exemple et Yoshida en mante religieuse, souvenez-vous cette bestiole, qui ne "retraite" jamais et vous comprendrez l'intrigue, qui se joue sous nos yeux, le Maître étant poussé vers la sortie par l'âge et la loi, mais qui défend la courge,trophée ou alégorie de la récompense, bien illustrée sur le corps du stylo, objet de toute convoitise terrestre.

 

Pourtant,dans cette affaire, ce fût la mante, qui fût mangée toute crue, mais avec les honneurs.

C'est bien la moindre des choses.

 

Drame d'un artiste salarié, qui voulait encore créer.

 

Les cris du coeur sont toujours silencieux.

 

 

 

 

Lire la suite 0 commentaires

ven.

29

juil.

2011

Kicékifé Gri Gri, suite.

Automne précoce. Automne précoce.

 

 

Comme promis, je vous complète mon précédent article sur l'Automne précoce de Yoshida, avec une photo du deuxième grillon, que l'on qualifiera de chanteur, c'est dans cette posture,ailes déployées,  qu'il exprime le mieux sa partition.

 

A moins que ce ne soit un effet de parade nuptial, car vous le savez , les grillons , comme les castors ne pensent qu'à ça.

 

J'écarte cette hypothèse bien sûr, car elle fausserait le sens de mon post.

 

Je tenais à cette photo, car elle exprime dans le détail infime la difficulté de l'art du laque, qui est dans son expression ultime une technique d'assemblage d'éléments composites, produit d'une     improbable rencontre de principes que tout oppose , dont dame nature n'aurait jamais eu le projet, mais qui montre bien en définitive ce qui distingue la pensée humaine du rêgne animal, dont il procède, à savoir la création artistique.

 

Regardez bien et ouvrez les yeux sur la beauté offerte à votre contemplation.
Comme tous les vrais trèsors, faites l'effort d'en capter l'esprit, le souffle et le mouvement.

 

D'abord, hissez votre regard sur le haut du capuchon.
Sur un support uni d'or illusionniste, poncé de telle manière que la matière semble absolument pure comme de l'or massif , l'artiste a semé une pluie de poussière d'or, avec son tsutsu.

 

Cette poussière précieuse s'est déposée sur un fond de laque transparent et encore humide avant polymérisation dans le muro.

 

Puis, grande patience et suprême habileté, ces grains d'or sont  poncés au charbon de bois de camélia ou à la poudre de corne de cerf, de telle manière que leur rendu irrégulier renvoient la lumière dans tous les sens et donnant à ce travail unique un effet de troisième dimension, la profondeur, que même la peinture flamande peine à obtenir.

 

Toujours la Hollande et toujours Van Eyck...
Il faudra y revenir certainement.

 

Sur les fonds d'or également , j'ai ma petite idée sur la question, mais là il faudra peut-être faire le voyage de Lisbonne et se plonger dans les missels dominicains...

 

On y reviendra aussi.

 

Mais , comme d'ab, je m'étais éloigné du sujet, mon petit grillon , toutes ailes déployées, qui fait son cinéma.

 

Comme indiqué précédement, le haut du capuchon en fond de nashiji, si finement poli que votre main n'y décèle pas la moindre aspérité et semé de "pépites" indécelables au toucher , dont le relief ne se manifeste que pour votre regard et jamais pour votre main, percute notre suzu-mushi, réalisé tout en relief de taka maki-è, comme une petite montagne d'or.

 

Mais une montagne vivante , dentelle précise et précieuse posée comme sur un vitrail d'abalone dont en fait elle épouse les contours.
Les nervures des ailes sont en hira maki-è.
Le miracle est dans l'union de l'or à plat et en relief, du nacre et des pigments, sans que rien ne craquelle et n'en modifie l'immuabilité.
Comme pour la peinture à l'huile occidentale.
Maintenant que je vous ai mis sur la piste, faites vite un saut au Musée d'Orsay, pour voir le contre exemple caractéristique, que constitue le tableau de Courbet dans son atelier.
Un mauvais choix des pigments et des siccatifs en rend progressivement le rendu illisible.
Les craquelures en escargot, altèrent la surface et gênent l'oeil.
Les remontées de noir de goudron, qui vont l'obscurcir définitivement, ne sont pas un choix de l'artiste, mais un effet des interactions de matières, qui ne se supportent plus, veulent vivre leur vie sans tenir compte de l'effet d'ensemble, que l'on appelle l'harmonie.
Rien de tel chez Yoshida, maître parmi les maîtres de la peinture.

 

Tout semble facile pour une main ,qui ne tremble pas.

 

Plongez maintenant, ans le détail ;  la tête et les yeux de l'insecte vous font certainement , immanquablement penser aux fourmis sculptées sur les ojime de l'école d'Osaka, si mes souvenirs sont bons, je vérifierai ça quand j'aurai reçu mes livres, encore dans leurs cartons de déménagement.
Courbet faisait et c'était chouette, dans le kolossaal, le monumentaal, le philharmonique, la démesure, ici nous sommes dans le discret, le caché, même s'ils en font un raffut ces suzu-mushis, quand ils unissent leurs clochettes !

 

Pour revenir aux lacunes de cette présentation, je vous accorde, que si travailler de mémoire et sans notes, permet de  s'affranchir de la culture des autres,  c'en est aussi la limite.
Aussi la semaine prochaine, c'est décidé, j'ouvre mes cartons...
Sumimasen...
Ps: troisième volet de l'Automne précoce en vue avec le dernier larron de cette saga, la mante religieuse.

 

 

Lire la suite 0 commentaires

lun.

11

juil.

2011

Kisékifé Gri Gri ? C'est le suzu-muchi!

Suzu Muchi Suzu Muchi

 

 

Dans la brume électrique de cet été de plomb, on passe sans cesse du rêve à l'insomnie bercé  (hanté ?) par le le concert des cigales et des criquets, des grillons de nuit, comme celui illustrant le capuchon de cet Empereur de Namiki réalisé par Yoshida et dont il constitue en quelque sorte le chant du cygne en tant que laqueur en chef "executive", de Namiki.

 

Eté de plomb, pour nous autres écrasés dans le Sud, escagassés  de chaleur à " Fournaise en Provence", mais "Automne précoce ", pour Yoshida, qui laisse percer une certaine nostalgie du temps ,celui qui passe, paraît-il, comme les pages d'un livre que l'on tourne avec nostalgie, parfois avec rancoeur...

 

Mais peu importe, puisque nous savons bien que le temps n'existe pas et que hier regénére aujourd'hui et aujourd'hui regénére demain.

 

Shobogenzo, peut-être ?

Mais c'est bien sûr!!!

 

D'ailleurs , qui peut toucher les barrières du temps ?

 

Mais revenons à notre Yoshida et cette illustration d'un...

Non , pas d'un mouton, Antoine, voyons ...

D'un "suzu-mushi"!!!

 

Ce stylo, chef d'oeuvre technique d'un maître; qui travaillait vite, n'a pas eu un tel succès commercial,lors de sa sortie ,( j'allais dire en salle),il demande , à être interprété et analysé, thème par thème, puisque cette oeuvre en comporte plusieurs, illustrés de mushis et de cucurbitacés.

 

Trop loin de l'Occident.

 

Ces décors sont typiques des illustrations relevées sur les inros de la période d'Edo à connotation érotique (la courge, visible sur le corps du stylo) , mais l'autodérision n'est jamais bien loin non plus entre le message de cet homme qui s'estime encore vert, quoique bien mur, bon à quelque chose, mais qui se reconnaît néanmoins déclinant , ou que l'on décline, pour le remplacer par un autre maître, afin que la production ne soit pas compromise, nom d'une courgette !!

 

C'est le message que l'on comprend à travers le thème du grillon suzumushi , annonciateur de l'automne.

 

Hé oui, c'est à son apogée que le soleil commence son déclin .

 

Mais quel travail ,quel éclat entre ces élytres et antennes,réalisées en hira makié dor impalpable, d'une grande finesse, si fragiles qu'on a l'impression de les voir bouger, alors qu'elles vont se perdre dans le fond d'or.

 

Quelle sens de l' illusion !

 

Le corps de notre suzu-mushi est lui toute de virile vigueur,réalisé en relief de taka maki-é,  campé avec assurance , comme le grillon de combat qu'il pourrait-être.

 

Mais c'est dans son rôle d'insecte musicien, que nous le voulons aujourd'hui, pour nous ravir de ce bruissement , qui lorsqu'il est associé à celui de milliers de ses congénères ressemble à celui d'un torrent.

 

Car notre suzu mushi, fait non seulement partie de la catégorie des insectes musiciens, mais mieux encore des insectes instrumentalistes et il joue de la clochette.

 

Ce qui en fait un animal sacré dans la lignée d'Avalokiteshvara.

Kannon au Japon.

 

Compassion...

 

Mais me direz-vous pourquoi toutes ces salades sur les mushis, que l'on traduit par "bestioles" ?

Parce que la passion d'entomologiste est partagée par tout le petit peuple du Japon encore si proche de la rizière, du moins dans sa tête.

Comme eux voyons toutes ces bé-bêtes, non comme des parasites, mais comme des joyaux du vivant, dont les formes sont si loin de nos représentations étriquées de mamifères : deux yeux, une tête, quatre membres !

 

Wouaff, comme c'est banal !!

 

Bien trop court , Monsieur, il en manque chez l'homme .

 

Oû sont les carapaces, les mandibules ,les antennes tactiles, les ailes , les yeux à facettes

,les ventouses pour grimper partout, sans dégringoler et tout et tout.

 

Génial, ce petit peuple , qui vit à nos pieds, vole dans nos cuisines, vrombit comme des aéroplanes, éxècutant sous nos regards blasés des prodiges d'efficacité et de fécondité.

 

Et en plus ça se mange, bande de gourmands !

 

Retenez ,Luculus, que le suzu-mushi aurait un délicat goût de noisette.

 

Miam, ça fond dans la bouche.

 

Rendez-vous vite, vite,pour la suite des commentaires des autres thèmes de ce fabuleux stylo. 

 

Hou, quelle chaleur !

 

 

 

 

 

 

 

Lire la suite 2 commentaires

mar.

28

juin

2011

Connaissez-vous Akitsu ?

Hakitsu Hakitsu
Lire la suite 0 commentaires

jeu.

16

juin

2011

Connaissez-vous le maki-gai ?

Pilot Toki 85eme anniversaire Pilot Toki 85eme anniversaire

 

 

A tous ceux, qui pensent que le fait d'écrire sur un blog amicalement relayé par Bruno le Gourmand,me transforme en contempteur de la Grande Bouffe, je confirme que cet article n'est pas une recette de cuisine.

 

Oui, d'accord maki, maki, ça fait penser à quelque chose qui se mange.

 

En l'occurrence, ce n'est pas le cas.

 

Vous voici en présence, Mesdames et Messieurs, d'une édition limitée de Pilot, destinée à commémorer (eux aussi...) le 85 eme anniversaire de la marque et réalisée par les laqueurs de Namiki.

 

La encore, c'est l'ibis rouge du Japon, autre espèce en péril, qui a été retenu pour l'occasion.

Le volatile Nippon Nipponia, pour les intimes est censé être une représentation emblématique du japon.

 

Je note cependant, qu'on n'en voit nulle trace dans l'art.

Ou du moins je suis revenu les mains vides de ma quête.

Peu importe.

 

Ce qui m'intéresse sur ce stylo, mis à part qu'il s'agisse du seul "Namiki" que je connaisse , qui soit proposé avec clip, anneaux( notez la représentation du Toki, sur l'anneau à la base du capuchon ) et plume rhodiée, donc "blanche ", réside dans le fait que l'essentiel de la déco est constitué d'un saupoudrage précieux de particules d'abalone sur fond noir roiro.

 

C'est le fameux maki-gai, dont vous attendez depuis si longtemps de ma part quelques explications informatives.

 

Cette poussière nacrée, semée comme un nashiji, est vraiment réjouissante .

 

Comme toujours formes et couleurs ne se présentent pas au petit bonheur la chance.

 

La couleur est d'un bleu-vert merveilleusement irisé de rose...

La lumière se diffuse dans tous les sens.

 

Cette poussière de nacre est le produit d'un fin broyage de la "peau" de l'ormeau, pelée et détachée après avoir bouilli longtemps dans une mixture dont j'abandonne le secret aux initiés.

 

Dans la quête de notre satisfaction intellectuelle, qui nous pousse toujours à comprendre ce que nous voyons, nous nous sommes dits, que bien sûr, il ne pouvait s'agir que d'une influence de la peinture de paysage de la Chine ancienne et de ses bleus verts caractéristiques.

 

On aurait pu penser à l'influence des Song du Sud, sur l'art japonais exprimait une de ses multiples manifestations.

 

Il est plus probable qu'il s'agisse d'une émanation plus tardive, probablement datée de la restauration (non , pas la bouffe...) des Ming, si on veut bien retenir l'école Somada comme initiateur de cette technique au Japon.

 

Mais soudain cet étalage d'érudition me fatigue et plus sainement reportons nous , c'est bien plus drôle, sur la symbolique de ce bleu-vert magnifico.

 

Remontons le temps.

 

A l'origine,en Chine, couleurs se disait Yan Se, c'est à dire "expression faciale", à comprendre comme mesure de l'Energie exprimée par l'espace entre les sourcils.

 

Qi.

 

La couleur est donc l'expression d'un état d'âme, donc d'une force ou d'un déficit de cette force.

 

La médecine traditionnelle nous rappelle que le vert, élément bois, aigre, pénètre jusqu'au foie, centre de commandement de la vue, des muscles et plus généralement de l'activité.

 

Son chiffre est le 8.

 

Et dans le Yi-king, il est nommé comme petit yin ( mutant ).

 

Couleur il participe au message subliminal qui veut que "une peinture récite un poème et un poème dessine une peinture".

Notez au passage que le radical de l'idéogramme de la soie se retrouve dans celui de presque toutes les couleurs.

 

Brillant comme de la soie, il est beau notre ormeau !

 

La présence de ce maki-gai sur votre stylo est de bon augure, puisque le laqueur, vous souhaite à travers la présence du matériau, vigueur et vitalité.

 

Pour conclure gardez bien en tête pour vos prochains repas de fêtes, que ce qui ferait l'intérêt de l'ormeau, pour les amateurs de cuisine chinoise, ce serait la vigueur de son appendice abdominal, lui permettant de se fixer même dans les enfractuosités des roches sous marines les plus difficiles d'accès et dont ceux, qui le souhaitent, pourraient s'approprier les vertus.

 

Quand je vous disais qu'on ne vous souhaitait que du bonheur !

 

Lire la suite 0 commentaires

ven.

10

juin

2011

Battling Ali wins on the Robb report !

Knock-Out Knock-Out
Lire la suite 0 commentaires

jeu.

09

juin

2011

Ukiyo-é fait son cinéma !

Lire la suite 0 commentaires

lun.

06

juin

2011

Qu'est-ce qu'on mange ?

 

 

Une pensée émue pour tous ceux, qui consacrent leur mois de Juin à passer de pénibles examens, qui vont déterminer leur destin, une fois pour toute.

 

A tous, j'adresse cette image protectrice de la carpe remontant les flots déchainés de la Rivière Jaune en Chine, pour finir, si elle le peut par franchir les gorges de Lung Men, oû elle se transformera en dragon, gardien de la connaissance.

 

Comme pour tous les vrais examens, il y a beaucoup d'appelés et peu d'élus.

 

La carpe , Yü, en chinois ou Koï en japonais est donc un symbole partagé,entre l'archipel et le continent, image de vigueur et d'émulation.

 

En Chine, on y voit une claire allusion, un souhait, ou un présage de réussite aux examens impériaux.

 

Toujours prompts à se distinguer de leur trop puissant voisin, mais tout en en partageant les symboles, le japon introduisit une interprétation locale, destinée à conserver la force de l'image, pour une attribution différente.

 

En effet, malgré l'effet d'imbibition dû à l'influence du modèle politico-administratif des dynasties Tang et Song ( du Sud...), le japon, terre de clans ne pouvait adopter totalement le modèle centralisé de l'Empire du Milieu.

Il était hors de question, que la féodalité japonaise se soumette au système des examens impériaux, destiné à produire une administration locale dirigée par un centre surtout impérial.

 

On conserva donc notre carpe comme symbole pédagogique du courage et de la virilité destiné à l'éveil des ( jeunes) consciences.

 

Très présente dans les arts décoratifs et la peinture,avec les deux variantes Taki Nobori , comme celle de l'illustration de ce superbe empereur Namiki , typique de l'art du Yamato avec sa belle rivière serpentine,et celle apparemment plus tranquille dite Shisei no Koi, qui serait plutôt celle de l'apaisement.

 

Si je trouve une belle illustration d'une oeuvre de Hiroshige à ce sujet, je la rajouterai .

 

Pour ceux, qui se sentiraient plus lutteurs, voir le travail de Tokugen ou de Keisai Yeisen.

 

Pensez aussi bien entendu à relier cette carpe héroïque avec la Fête des Garçons et bien sûr mon commentaire précédent sur Shobu, les iris.

 

On notera aussi, en passant la profonde influence du Zen au sein de la caste militaire, car si la carpe est "Eveil" (elle dort les yeux ouverts...), elle incarne à travers le Yamato Damashii ou "noble esprit du Japon", l'idée de la totale acceptation du guerrier face à son destin.

 

En effet,  la carpe captive et projetée du vivier aux cuisines,  ne tente pas de s'échapper vainement en s'agitant convulsivement et pitoyablement comme n'importe quel objet de basse friture.

 

Elle demeure tout au contraire calme et déterminée devant la mort ainsi qu'elle l'a été devant la Vie, comme un samurai garde son poste même sous la mitraille (hé, oui, c'est moins romantique que le sabre, mais historiquement certain).

 

Comme l'expression Shisei no koi est synonyme d'avancement dans la hiérarchie n'oubliez pas que si manger du poisson est bon pour la mémoire et donc utile pour passer des examens, manger de la carpe permet d'obtenir la victoire, ce qui est toujours ça de pris !

 

 

 

 

Lire la suite 6 commentaires

mar.

24

mai

2011

Etes-vous physiognomoniste ?

Courtisane au peigne ovale. Courtisane au peigne ovale.

 

 

Oui, c'est vrai qu'il s'agit d'une question essentielle et en tant qu'artiste Outamaro n'avait pas manqué de se la poser dès 1794 .

 

Vous avez du retard ?

 

Ce n'est pas grave, car il s'agit d'un art que vous avez toujours pratiqué, même sans le savoir. 

 

Il mêle le sens de l'observation et la capacité de reproduire ou d'interpréter mentalement un état psychologique particulier retranscrit en image.

 

 

 

 

 

 

Toutes qualités nécessaires à un portraitiste, fût-il japonais. 

Outamaro (1753-1804) était un observateur né.

 

De l'enfance il avait conservé ce don d'observation des particules cachées de la nature, cette magie qu'ignore l'âge adulte dans son incapacité à s'émerveiller des choses simples, comme le monde des insectes, les mushis, si chers aux poètes et artistes du Japon ancien.

 

Parvenu à l'âge  d' homme c'est vers un autre genre de sauterelles qu'il avait porté son attention et ses goûts, au point que le surnom de peintre des "Maisons vertes", que lui donnèrent les frères Goncourt, lui est resté.

 

Yoshiwara...

 

Edo, ville pionnière, ville d'hommes sans femmes, mais proposant le plus grand bordel du Japon, le fameux Yoshiwara en question. Dans ce climat de sensualité exacerbé et d'argent facile (déjà...), la promotion des pensionnaires des maisons closes, des belles filles des maisons de thé etc finit par apparaître comme un genre à part entière à travers le genre de l'estampe, alors en plein développement.

 

Ainsi servirent de modèles les fameuses courtisanes Naniwaya Okita et Takashima Ohisa. Mais cette interprétation toute commerciale introduisit un véritable révolution dans la peinture japonaise du portrait.

 

En effet, jusque là, le portrait tel que nous le concevons en Occident, n'existait pas. Seuls étaient reproduits des portraits de groupe ou en pied. Sur notre stylo Namiki, de la série Tradition, nous avons une belle représentation à mi-corps caractéristique de l'okubi-é.

 

Sur son catalogue, le fabricant le désigne comme la courtisane au vidro...

 

La belle soufflerait ainsi dans une petite trompette...

 

Celle de la renommée?

 

On peut se poser la question.

 

Cependant, il est clair qu'il s'agit d'un extrait de la série des 10 physiognomonie d'Outamaro.

 

De cette série de 10 portraits, il ne reste que 8 connus, dont celui-ci. L'artiste l'avait nommée Fujin Sogaku Juttai et bien sûr n'avait pas manqué de signer "somi Utamaro gâ", c'est à dire : dessinées par Utamaro le physiognomoniste.

 

Pourtant, alors que son dessein semblait clair, à savoir une interprétation des mystères de la psychologie féminine à travers une étude de caractères, Outamaro decida de nommer "etudes de physionomies" les 4 dernières estampes. Ce n'est plus du tout la même chose, puisque physionomie désigne les traits du visage.

 

Etonnant, surtout qu'elle est accompagnée d'un changement de signature de l'artiste : sokan Utamaro gâ, signifiant "scrupuleusement dessinées par Utamaro, qui étudie les physionomies".

 

Mais ceci est une manière de  revenir à notre courtisane dite au vidro.

 

En effet, ce fameux vidro n'est pas une trompette, mais un peigne ovale destiné à maintenir un instant les cheveux. On le retrouve sur le portrait de la femme inconstante de la même série. 

 

Déjà, la Bibliothèque Nationale de France, sur son site faisait déjà remarquer l'erreur d'interprétation assez courante entre le peigne et la fameuse petite trompette imaginaire .

 

C'est drôle, une courtisane soufflant dans une trompette !

 

Pourquoi pas dans un mirliton!

 

Donc, on ne s'étonnera pas que les services de Namiki se soient également fourvoyés dans cette appellation hasardeuse.

 

Pourquoi s'en offusquer ?

 

Parce que le travail du laqueur de l'Académie Kokokai, n'est pas ou rarement un travail de création, il consiste à honorer le travail des peintres anciens.

 

Le laqueur n'est jamais en concurrence avec le peintre, il tente par son art à lui de donner une interprétation complémentaire et inattendue issue de la magie du laque et des techniques du maki-é.

Comme une dette à la lumière?

 

Peut-être.

 

De mon côté, j'essaye modestement de vous mettre sur la piste des vrais trésors et de rendre ainsi ce qui m'a été donné généreusement en son temps.

 

 

 

 

 

 

Lire la suite 0 commentaires

lun.

23

mai

2011

Connaissez-vous le Panda à la plage ?

 

 

Tout occupé, que j'étais à suivre le Festival du film de Cannes, j'en avais oublié tous mes devoirs et en particulier de tenir mon blog.

 

S'intéresser sérieusement au Festival de Cannes implique que l'on consacre aussi beaucoup de temps à la plage.

 

Traditionnellement, c'est quand même là qu'il se passe toujours quelque chose.

 

L'ombre et la lumière.

 

Oui, mais alors, qu'est-ce que ça veut dire cette histoire de Panda ?

 

J'y viens ! J'y viens .

 

Allongé sur le sable de Bijou Plage, j'avise une créature, dont le regard de feu (je le devine) s'anime derrière un masque de larges lunettes de soleil.

 

Si couvrantes, que je ne peux m'empêcher de penser à ce gentil plantigrade (non, pas la dame ...), portant lui aussi ce masque noir, mais sans doute pas pour les mêmes raisons.

 

Tout occupé, que j'étais à suivre le Festival du film de Cannes, j'en avais oublié tous mes devoirs et en particulier de tenir mon blog.

 

S'intéresser sérieusement au Festival de Cannes implique que l'on consacre aussi beaucoup de temps à la plage.

 

Traditionnellement, c'est quand même là qu'il se passe toujours quelque chose.

 

L'ombre et la lumière.

 

Oui, mais alors, qu'est-ce que ça veut dire cette histoire de Panda ?

 

J'y viens ! J'y viens .

 

Allongé sur le sable de Bijou Plage, j'avise une créature, dont le regard de feu (je le devine) s'anime derrière un masque de larges lunettes de soleil.

 

Si couvrantes, que je ne peux m'empêcher de penser à ce gentil plantigrade (non, pas la dame ...), portant lui aussi ce masque noir, mais sans doute pas pour les mêmes raisons.

 

En 1998, Namiki s'était commis d'une série limitée Yukari de 700 pièces sur le thème du Panda. Ce fut Kyusai Yoshida qui se chargea du pensum.

 

Parce que, une série dite limitée de 700 pièces relève un peu de la plaisanterie. Enfin, ce que j'en dis ne retire rien à la beauté du travail, mais à mon avis c'est quand même à la limite du dévoiement de l'art.

 

Dans l'esprit des initiateurs du projet, surement les têtes pensantes du service marketing, à Tokyo, il s'agissait d'attirer la sympathie du public sur la protection des espèces menacées.

 

Dans le même genre, on compte chez Namiki une ménagerie composée d'un Cobra, D'un Tigre blanc, d'une Chouette et d'un Aigle chauve, toutes bestioles fréquentant peu les terres péniblement ( provisoirement ? ) émergées de l'archipel nippon.

Sentiment d'impermanence de se sentir soi-même comme une espèce menacée ?

 

Possible.

 

En tous cas c'est sûrement une idée fixe chez un décideur de Pilot, puisque la (vraie ...) série limitée consacrée à l'Ours Polaire se présente également dans un esprit de "Donation Pen ".

 

Même si l'authenticité et la vraisemblance dans l'art n'est pas un critère (voir l'interprétation mythologique dans la peinture classique),  j'aime à penser que le maki-é , en tant que expression à part entière des arts décoratifs japonais, au même titre que la peinture à l'huile en Europe ne doit servir qu'à illustrer le "beau"... et pas une cause, fût-elle noble.

 

Dans le cas de cette fameuse "ménagerie", il ne s'agit de rien d'autre que d'associer son image de marque à un sentiment de protection de la nature bien superficiel et d'une générosité toute de façade.

 

Ca plaît ?

 

Tant pis, tant mieux, peu importe.

 

Reste, malgré tout le travail d'un grand Maître, qui a profondément influencé l'image de Namiki après guerre. A mon avis un peu trop marqué par le "monde flottant". C'est du beau travail, mais l'émotion est absente.

 

Post scriptum : bien sûr, vous l'avez compris, je m'essaye au billet d'humeur de critique de cinéma et comme on ne m'a pas demandé mon avis sur l'actualité, j'en crée une moi-même à partir d'un fait ancien!


Il fallait y penser ...

 


Lire la suite 1 commentaires

jeu.

19

mai

2011

Connaissez-vous UGUITSU

 

Et le Kacho-gâ ?

 

Oui, bien sûr, vous connaissez ce codicille de la peinture chinoise, que nous traduisons du japonais par "peinture des fleurs et des oiseaux".

 

C'est un passage obligé dans la carrière d'un peintre chinois.  Donc egalement, mais en partie seulement, le bagage d'un peintre japonais comme Hokusa, qui a inspiré les laqueurs de Namiki, dans la reproduction de cette mignonne bouscarle, un petit oiseau comme un rossignol, mais qui se plairait à chanter de jour.

 

Uguitsu, la bouscarle et la fleur de prunier. Voilà tout est dit ? Pas si sur...

 

Un double sens caché se manifeste à celui - qui veut bien prendre la peine d'en découvrir les signes. Savoir tout d'abord que la peinture des fleurs de prunier est depuis le 13 eme siècle, en Chine, un genre distinct du style "fleurs et oiseaux ".

 

C'est en fait un message de reconnaissance politique de résistance à l'envahisseur mongole transmis par les lettrés chinois.

 

Il ira d'ailleurs périclitant lorsque les Ming assureront la restauration du pouvoir des Han, avant de re-naître sous différents avatars jusqu'à Mao, mais c'est une autre histoire.

 

La fleur de prunier, image de détermination.  En effet, fleur de l'Hiver, elle annonce le Printemps quand toute la nature, couverte de neige n'ose encore assumer le renouveau du principe masculin.

 

Précoce et hardie, la fleur de cerisier, comme vous le remarquez sur le stylo, fleurit avant même que n'apparaissent les feuilles timides. Renouveau, précocité.

 

Et notre petite bouscarle dans tout ça ?

 

Il faut dire que si Uguitsu est pour nous un parfait inconnu, il trouve dans le coeur des japonais une place particulièrement chère.

 

En effet, son chant "Hoohokekyo" évoque les premiers vers du soutra du Lotus, précieux entre tous, au coeur de Dogen, mais aussi et c'est surtout le message qu'il faut retenir, de Nichiren,  le Lotus-Soleil, le fameux moine "bouddhiste" du 13 eme siècle au Japon .

 

Un drôle de zig celui-là, mais il est vrai qu'on avait pu compter sur lui pour mobiliser un pays divisé lors de la menace mongole (et oui encore eux !!! ) et bien sur de ses invocations magiques au vent divin, qui dispersa la flotte de Kubilai .

 

Kaze le vent des dieux Kami, le kamikaze ...

 

Contestable ou pas la détermination de Nichiren était absolue.

 

Celle de l'uguitsu ne lui cède en rien et cette association de traits forts dissimule un esprit de combat que l'artiste a bien voulu évoquer à l'adresse de ses contemporains entre la fin de l'ére d'Edo et le début des Meiji.

 

Uguitsu était un aigle et personne ne le savait !

 

Si on se penche sur le stylo proprement dit, il fait partie de la série Yukari, précieuse, mais pas exceptionnelle puisque relevant du style Ukyo-é, donc en fait assez "vulgaire", du moins aux yeux des vrais lettrés.

 

Notez le nashi-ji de grains d'or irréguliers écrasés entre les doigts de l'artiste, afin de refléter la lumière dans tous les sens.

 

Comme vous aimez les détails, vous irez bien sûr observer la finesse du délicat plumage du volatile, réalisé en hira-maki-é, quant aux branches de prunier en arrière plan, elles sont en togigashi.

 

C'est d'autant plus remarquable que ces détails sont à peu près invisibles à l'oeil nu.

 

Voilà, mais souvenez-vous à l'avenir que les ouragans les plus terrifiants se cachent parfois dans le coeur des petits oiseaux.

 

Laissez les plutôt chanter en paix.

 

 

 

 

Lire la suite 0 commentaires

dim.

08

mai

2011

Vous souvenez-vous d'Arte ?

Arte Celuloide bleu. Arte Celuloide bleu.

 

 

Quel beau stylo que cet Arte Italiana Milord en celluloide !

 

A force de vous parler de l'asie, vous croyez que je ne m'intéresse à rien d'autre. Erreur et mise au point. Si je vous parle si souvent des productions japonaises, c'est que ces produits me conviennent parfaitement.

 

A ma façon d'écrire et à ma manière de vivre, voire de rêver. Cependant, il fût un temps oû le "voyage en Italie", constituait le must de l'européen cultivé, artiste ou non.

 

Ce stylo me fait croire que l'Italie existe toujours... C'est vraiment l'archétype des années trente. Elégant, racé, doux au toucher, animé d'une écriture vive et percutante.

 

Issu des recherches d'Armando Simoni sur la stabilisation de la couleur des composites issus de la polymérisation de la résine de coton, le maestro pensait qu'il devait être parfois translucide et opaque, comme le Lucens ou opaque et "brillant" de mille reflets transmis par la réfraction des fragments de nacre inclus dans la résine.

 

Moi, j'aime.

 

Il me donne envie de m'habiller classe et de descendre vite fait en Alfa Roméo, sur le port de Santa Margarita. D'une legéreté arachnéene, vous ne le sentez pas dans la main, ce qui contraste avec une qualité d'écriture que je qualifie de virile, surtout en plume fine. Equipé d'un réservoir intégré, il est assez facile à utiliser, même si son autonomie m'a toujours parue un peu faible.

 

Vous en voulez un ?

 

Dommage pour vous, il ne se fait plus ! Cependant, quelques revendeurs parisiens en ont encore dans leurs tiroirs. Passés de mode injustement, ils n'attendent que vous pour écrire les plus belles pages de votre prochaine romance transalpine.

 

Ciao.

 

 

 

 

 

 

Lire la suite 0 commentaires

sam.

07

mai

2011

Connaissez-vous shobu ?

 

Hiroshige aimait beaucoup les iris, Hokusai aussi.

 

Mais, c'est le travail de ce dernier, qui a été retenu pour illustrer ce motif plein de poésie nocturne : les iris au clair de lune.

 

Si j'ai choisi ce thème c'est qu'il est d'actualité au calendrier. En effet, il y a deux jours nous étions le cinq Mai .

 

Et le cinq Mai, c'est ç'est à dire le cinquième jour du cinquième mois, pour compter les matsuri à la japonaise, c'était la fête des garçons .

 

C'est une belle journée pour les petits gars.

 

On va manger des mochis.

 

Sur le mat de pavillon devant chaque maison, on va aussi (ho, hisse !) hisser des oriflammes en forme de carpes.

 

Une pour chaque garçon du foyer.

 

Alors quel rapport avec les iris ?

 

Comme vous l'avez compris le langage symbolique des fleurs me passionne.

 

On y découvre des voies inattendues et paradoxales, qui me font penser à des koans.

 

En Asie, cela fait si longtemps que l'opposition des principes féminins et masculins s'est dilué dans l'unité du yin/yang, que tout le monde trouve ça naturel.

 

Même dans la langue japonaise il n'y a n'y masculin ni féminin.

Comme me le disait un ami du coin : "c'est une question de circonstance".

 

Alors, notre fête des garçons illustrée par un bouquet ? Paradoxe ?

 

Pas tant que ça .

 

En effet, vous avez certainement remarqué que les femmes aiment les fleurs, parce que, en général, ce sont des hommes qui les leur offrent.

 

Avec les iris, c'est toute la virilité du msculin, qui s'exprime.

 

En effet, les iris aux fleurs dentelées, amoureusement tranchantes, ne sont rien d'autres que l'image des armes blanches et particulièrement des sabres.

 

Dans les temps anciens, les jeunes se destinant ou désignés par leur lignage, à faire carrière sous les armes se voyaient, après les purifications d'usage, remettre des iris avec lesquels ils entamaient un combat symbolique destiné à illustrer l'aspect visible de leur initiation.

 

On se souvenait aussi, que shobu, les iris, est aussi homophone de l'expression "respect à la vaillance ".

Et n'est -ce pas ce que l'on souhaite à tous ses fils ?

 

En tous cas c'est ce que je souhaite aux miens et de ce point de vue, je m'estime comblé.

 

Petite parenthése de fièreté paternelle.

 

Oui, mais si j'avais des filles pourraient-elles être vaillantes elles -aussi?

 

Bien sûr que oui !

 

L'explication se lit sur le capuchon du stylo et on y voit une superbe lune cornue, comme celle portée par Toshiro Mifume sur son casque dans "Le chateau de l'araignée".

 

Cette belle lune féminine doublement pointue, c'est toute la virilité du féminin.

 

En effet s'il existe (parfois...) un masculin guerrier, non meurtrier, il trouve toujours son contrepoint dans la manifestation d'une virilité féminine de même énergi.

 

En Occident on l'illustre par exemple dans l'image de l'Assomption de la Vierge.

 

Alors masculin guerrier plus féminin guerrier, nous sommes bien dans une totalité !

 

Bravo Hokkusai !

 

Pour ceux qui s'intéressent à la technique, remarquez que si le croissant de lune en hira maki-é est d'or en ses extrémités, il est d'argent en son centre.

 

Difficile, non ?

 

Quant à l'arrière plan de nuages en togigashi, sur lequel est posé cette belle lune en relief, la difficulté du travail de ponçage au charbon de bois révélant le décor est d'un excellent niveau.

 

Bref et définitivement un beau stylo pour les âmes bien trempées.

 

 

 

Lire la suite 0 commentaires

mer.

04

mai

2011

Connaissez-vous le Yozakura ?

Bêtement absorbé par les soucis du quotidien ,j'avais oublié de vous prévenir que le front de la floraison des cerisiers au japon allait bientôt atteindre Hokaido ; si ce n'est pas déjà fait.

 

La fleur de cerisier emblème populaire du Japon.

 

Mais faux emblème, quand même, puisque la vraie fleur sacrée, le "Mon" de la famille impériale est le chrysanthème.

 

Comme vous le savez, en Asie, il existe une façon subtile, mais déterminée d'exprimer des préférences politiques à travers un symbolisme parfois anodin.

 

En apparence.

 

En effet, si la fleur de chrysanthème évoque l'Empereur, il faut quand même se rappeler qu'il existait quelque chose d'autre au Japon avant l'ère Meiji et ce quelque chose s'appelait le Bakufu ou "gouvernement de la tente", c'est à dire le pouvoir réel entre le mains du shogun ou "général vainqueur des barbares".

 

Un peu comme chez nous, lorsque l'on est parfois tenté de dater la création du monde en général et de la France en particulier à l'an de grâce 1789...

 

Oui,il existait quelque chose avant 1868 et c'était quand même un Japon mythique que j'aimais bien.

 

L'arc et le cheval, le sabre et le pinceau, le traité des cinq roues ...

Ca vous dit quelque chose ?

 

Hé bien la fleur de cerisier, sakura, en est quelque part la marque et le souvenir.

 

Participant à la même nostalgie d'un monde disparu accessible seulement en rêve, l'artiste dont nous présentons aujourd'hui le travail, cherche à nous donner les clés pour y accéder.

 

Yozakura.

 

Sur ce stylo Namiki de la série yukari on admire de belles inclusions d'haliotis, disposées en fleurs de cerisier à cinq pétales.

 

J'ai souvent entendu, à propos de ce stylo, ce genre de réflexion déprimante : "il me plaît bien votre yozakura, mais c'est vraiment trop féminin".

 

Comme s'il n'existait pas de virilité du féminin !

 

Lorsqu'on connaissait encore le language des fleurs en Occident, on ne doutait pas qu'elles évoquassent souvent des vertus guerrières.

 

Ainsi la fleur de lys, emblème du roi de France, image de la virilité masculine par excellence disait clairement que le roi était roi parcequ'il avait la plus grosse...

 

La rose des Lancastre etc.

 

Mais revenons au Japon.

Cette jolie fleur n'est rien d'autre que le signe de reconnaissance des Bushis, les guerriers parfois improprement nommés samurai.

 

Le cerisier fait partie de la famille des prunus, qui compte entre autres l'abricotier et le prunier, dont nous avons parlé ensemble dans un post précédent.

 

Leurs fleurs se ressemblent, mais celle du cerisier se distingue par une échancrure médiane caractéristique, qui fait qu'on ne peut la confondre avec aucune autre.

 

Cette déchirure est la marque du sabre. Le sabre, qui transperce son ennemi.

 

Fleur stérile destinée à ne porter aucun fruit elle symbolise, belle amie, le dévouement absolu du guerrier à son maître.

 

Le bushi n'a pas d'existence propre.

 

Comme une étoile filante dans la nuit, il n'est pas destiné à laisser de traces. Ce qui dénote soit dit en passant l'influence momentanée du zen sur la mentalité des guerriers de l'époque.

 

Lorsqu'on regarde attentivement le décor, on s'apperçoit aussi que les fleurs de cerisier semblent flotter sur un lit de sables d'or en nashiji. Il me semble que l'artiste a voulu ainsi nous indiquer qu'il s'agissait de fleurs de cerisier tombées sur les flots de la Sumida, qui coule à Edo, capitale du Nord et donc du Shogun.

 

Le choix de la nacre comme motif d'illustration renforce le propos, car la symbolique du nacre exprime le refus de l'égoisme.

 

Donc, si vous souhaitez être un vrai bushi, abandonnez votre ego !

 

Votre vie ne vous appartient pas.

 

 

 

 

 

Lire la suite 0 commentaires

lun.

02

mai

2011

Le Dragon Bleu de Sailor.

Le dragon bleu Le dragon bleu
Lire la suite 0 commentaires

sam.

30

avril

2011

Qu'est-ce quelle a ma gueule ?

Ryo Ryo

 

 

Ce soir, après quelques amicales libations, j'ai cru voir mon pote Ryo, qui me guettait au coin de la rue.

 

Bien sûr j'étais le seul à le voir sinon nous aurions fini tous les deux au bloc et un dragon n'a rien à y faire.

Même pas rose...

 

Mais ,dites moi ...

Le dragon vous effraie ?

C'est parce que vous êtes trop rationnel .

 

En fait, c'est vous qui dites vrai :  le dragon n'existe pas ou alors seulement dans nos rêves.

 

Pourtant, on peut le décrire avec précision.

 

Chimère, hybride, il se plaît à nous perdre dans la recherche de son origine.

 

Croyez le ou non, il est le produit d'un assemblage fort improbable  : tête de chameau, bois de cerf, yeux de démon ou de lapin, oreilles de boeuf, cou de serpent, corps de mizuchi, pates de tigre armées de serres d'aigle.

 

En plus il est couvert d'écailles dont le nombre correspond à une symbolique particulière , que nous laisserons de côté pour l'instant.

 

La longévité produisant parfois la sagesse, notre ryo est évidement très vieux .

 

Dans ses griffes (de 3 à 5 ), il tient la meishu, la perle de la connaissance.

 

Perle qu'il peut aussi tenir dans sa gueule, dans ce cas cette invitation au savoir (appelons là "recherche de la vérité," par exemple), pleine de dangers, car la connaissance n'est pas sans risques,  se nomme" ryogan o saguru", un peu comme "tirer les moustaches du tigre".

 

Hybride le dragon est évidement un symbole mutant dans son cycle millénaire d'évolution.

 

Lorsqu'il est de couleur verte, ma préférée, notre  dragon est lié à l'est et à l'élément eau (shinto des paysans), dans ses trois manifestations : solides, liquides ou gazeuses.

 

C'est dans cette dernière que nous nous plaisons le plus facilement à le représenter sous la forme informe et changeante de ces nuages dans l'azur.

 

Changeants comme notre esprit...

 

Quelques mots, pour finir, sur cet Empereur Namiki réalisé en sillons remplis de poudre d'or, d'argent ou d'amalgame : le chinkin.

 

Quoiqu'elle soit considérée comme techniquement " inférieure" au maki-é, il me semble que cette manière convient très bien aux décors animaliers lorsque c'est la précision qui est recherchée.

 

Et pour conclure provisoirement, partant du fait irréfutable, que l'apparition d'un dragon fait partie des quatre heureux présages (shizui), je me sens en droit, ce soir, d'espérer faire de beaux rêves.

 

Pas vous ?

 

 

 

 

Lire la suite 0 commentaires

sam.

30

avril

2011

Connaissez-vous HOTARU ?

 

 

Ce matin, il pleut sur Paris, le ciel gris me fait penser au brouillard sur les eaux de la rivière d'Uji.

 

Oui, c'est vrai pourquoi pas ?

 

Mais d'abord connaissez-vous Uji ?

 

 

Pour connaître Uji, il faut d'abord se rendre à Kyoto, la capitale du Sud.

 

Par opposition à Tokyo, la capitale du Nord, Kyoto est par essence la ville de l'Empereur, actif ou retiré, alors que Tokyo est celle du Shogun. A travers cette simple phrase, c'est le fond même de l'histoire politique du Japon, qui transparaît et en particulier toute la phase d'unification lié aux guerres des clans du Japon médiéval.

 

En 1184, on se bat à Kyoto et pour prendre Kyoto, Taira et Minamoto, les clans en question, doivent prendre le pont sur la rivière d'Uji.

 

On se bat.

 

Aujourd'hui quand la brume du matin recouvre les flots de la rivière d'Uji les âmes des guerriers morts hantent encore ses berges. C'est cette ambiance que l'artiste a voulu reproduire et a choisi de nous transporter dans ce paysage fantasmagorique, plein de mystère, de menace et de gloire passée. Nous marchons ainsi, dans notre imaginaire, armé de notre lanterne sourde, dont la lumière se reflète sur la rosée du matin.

 

L'effet est superbement rendu par les mouvements changeants de la lumière sur les filets de nacre abalone, ornant les joncs, alternativement aussi réalisés en togigashi (pas de relief) d'or. Les bancs de brume, en tant que présence du sans-forme et de l'inorganique sont obtenus par un délicat saupoudrage de poudre d'or sans lequel le fond noir roiro rendrait l'atmosphère trop dramatique.

 

Et puis voilà qu'apparaissent deux lucioles .

 

Hotaru.

 

Une grande, qui représente les âmes des guerriers du clan Minamoto, les vainqueurs et une petite, image des vaincus, les Taira ou Heike. Comme un beau combat ne peut se faire sans la participation des vaincus, il est normal qu'ils soient tous deux associés dans cette évocation.  Ainsi et pour conclure, chaque fois que vous verrez ce beau stylo Namiki de la série Yukari pensez à ces petites flammes tremblotantes clignotant dans le noir .

 

Elles nous disent combien la vie est fragile et quels efforts il faut faire pour la conserver.

 

Image du courage.

 

 

  

   

 

Lire la suite 0 commentaires

jeu.

28

avril

2011

Connaissez-vous le cinabre ?

Empereur rouge de cinabre Empereur rouge de cinabre

 

 

 

 

 

 

Cinabre...

quel mot magique !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sulfure rouge de mercure... Vermillon... Cochenille... Derrière ces mots, que de mystères, mais ce sont les mystères de la vie. Comment la comprendre ?

 

Essayons avec un commentaire de ce très bel Empereur de Namiki dans sa  livrée shu-urushi. La plupart de ceux, qui le voient pour la première fois nous diront qu'ils sont impressionnés par la grande pureté de ce modèle magnifiée par un format spectaculaire.

 

Cette simplicité  est parfois opposée à la magnificence des décors faisant largement appel à l'or  et à l'argent voire à la nacre.

 

Pour revenir à notre idée de définition de la vie, si nous étions taoistes, nous pourrions dire qu'elle est à la fois simple dans sa manifestation et complexe par le grand nombre d'interactions nécessaires à son essence.

 

Pour ce stylo et particulièrement pour le shu-urushi, c'est pareil.

Simple il apparaît dans sa manifestation.

 

Pourtant il n'en est rien.

 

En effet tout comme la pierre philosophale repose parmi les cailloux du sentier, le cinabre est bien plus qu'une couleur. Pour un oeil asiatique se mêlent sous sa rétine art, médecine philosophie et alchimie.

 

Comme bien sûr ,il existe de nombreux points de vue et pour faire simple, appuyons nous nous sur l'interprétation des taoistes (à mon avis la plus élaborée)  qui considèrent que le cinabre est l'état de manifestation ultime de la transformation de l'or. A ce titre, on se souviendra, que, en chinois, "or" et "rouge" s'écrivent différement, mais se prononcent de la même façon.

 

Toxique, le cinabre, dans sa manifestation terrestre externe, devient après différents stades de purification aussi bénéfique que l'or (symbolique, mais aussi matériel ) dont il représente la sublimation.

 

Comme tout ce qui est "pensé" se manifeste sous une forme concrète dans le corps, le médecin chinois loge le souffle Qi  dans trois champs de cinabre, dont le médian, celui qui nous intéresse, puisqu'il s'agit du thymus ; élément crucial du système immunitaire.

 

Donc, qui nous protège...

 

Ainsi sous cette apparente simplicité, "circulez ya rien à voir", se dissimule un message bien plus complexe et qu'on pourrait lire comme "n'aie pas peur, ce poison te protège" !!!

 

Voilà quelque chose qui va rassurer tous les gourmands. Mais aussi tous ceux qui ont aimé la couleur de stylo et  l'ont acheté sans avoir de mots à mettre en face .

 

Maintenant, vous saurez pourquoi vous l'aimez.

 

 

 

 

 

 

 

Lire la suite 0 commentaires

mar.

26

avril

2011

Ce canard est-il un Coq ?1

 

Oui, c'est une bonne question, comme la fameuse histoire des vessies et des lanternes .

 

Pourtant vous y avez cru pendant des années, parce que c'était écrit noir sur blanc sur le catalogue .

 

Cette pauvre bête de canard mandarin était un coq...

 

 

Vous n'y croyez pas pourtant c'est vrai et ce pauvre Yukari réalisé en hira et togigashi restera pour tout le monde, un noble gallinacée, mari de la poule... d'eau.

 

Mais assez ri revenons à ce modèle magnifique assez rare ; le plumage du mâle durant sa parade nuptiale est un véritable chatoiement de couleurs, que l'artiste a su rendre parfaitement avec un bel orange de cadmium, quoique un peu éloigné de la réalité, mais qui s'en soucie.

 

D'ailleurs l'artiste s'est montré frondeur sur le sujet, car j'ai repéré un modèle unique au hasard d'une expo, dont le jabot est bleu de céruléum, ce qui indiquerait alors qu'il s'agit d'une femelle. Drôle de coq ...

 

Avant de vous endormir du sommeil du juste, ne manquez pas d'évoquer la belle allégorie de l'amour conjugal à travers l'expression de ces deux canards nageant de conserve, comme c'est la règle puisqu'il s'agit des canards de Foh (Bouddha), récitant des mantras .

 

Un chinois y verra également un rappel de la troisième relation sociale.

 

C'est beau l'amour.

 

 

 

 



Lire la suite 0 commentaires

sam.

23

avril

2011

Connaissez-vous le pluvier ?

Pluvier Pluvier
Lire la suite 0 commentaires

mer.

20

avril

2011

Connaissez-vous le Clair de Lune ?

Clair de lune Clair de lune
Lire la suite 6 commentaires

mer.

20

avril

2011

Connaissez-vous Nazu no Yoichi ?

Lire la suite 0 commentaires

lun.

18

avril

2011

Connaissez-vous le Yukari Royale maki-é ?

L'aigrette L'aigrette
Lire la suite 1 commentaires

dim.

17

avril

2011

Connaissez vous le Yukari Royale ?

Le Yukari Royale est le modèle intermédiaire entre le module Tradition/Yukari, la plus petite taille disponible et le splendide Empereur, dont parfois la taille intimide.

 

On y reviendra.

 

Le Yukari Royale corresponds en taille au plus spectaculaire de la gamme Mont Blanc, le 149. Mais ce qui surprends immédiatement, c'est le poids de la bête.

 

Le corps est en laiton, ce qui en fait malgré sa taille inférieure à l'Empereur,  le stylo le plus "lourd" de la marque.

 

Namiki avec ce sens caractéristique de l'espièglerie asiatique, qui consiste à tromper les organes des sens et vous envoyer sur une fausse piste en a fait son modèle le plus massif, sans être le plus grand.

 

Autre spécificité,alors que Tradition et Yukari ne se déclinent qu'en décors de maki-é, le Yukari Royale offre une version urushi, noir de laque ou rouge de cinabre.

 

Uni, épuré.

 

Moi, je dis toujours qu'il s'agit d'un article d'exportation destiné àl'occident barbare, celui qui ne peut, Madre de Dios, comprendre l'exceptionnel raffinement des techniques de l'or saupoudré.

 

Trop janséniste, trop timoré...

Je vous choque ? 

 

On y reviendra, bien sûr, car nous aurons tout le temps d'en causer.

 

Mais revenons au Yukari Royale, qui est donc un stylo en laiton de la taille d'un 149, mais nettement plus lourd, sans être désagréable et pesant. Disons qu'il a du corps et du caractère.

 

Son point commun avec le Yukari est qu'il utilise de divin converter Namiki, pratique, ludique et amusant. Il fait de la corvée de remplissage un instant ludique, ce rayon magique de concentration et de précision efficace, qui vous démontre, que la réalité n'est pas qu'un rêve.

 

Le meilleur du meilleur et en plus, vous pouvez utiliser les cartouches Pilot. 

 

Miam ...

 

Voilà que je parle comme Bruno Verjus, le gourmand,qui m'inspire.

 

Bon, maintenant que le Yukari Royale est présenté, on se réserve pour une entrée dans le détail, puisque ce qui va nous amuser et nous plaire, c'est une descrition détaillée des modèles en maki-é, bien sûr les plus beaux.

 

A tout de suite.

 

Lire la suite 0 commentaires

jeu.

14

avril

2011

BLOG DE JAMIL SINNO

ECRITURE PASSION

Lire la suite 2 commentaires

BONJOUR A TOUS
  
Voilà c'est fait je me lance ! comme vous
le savez j'ai vendu ma boutique.
  
  
J'y avais officé pendant plus de 15 ans.
Cependant, la passion n'est pas morte et je ressens l'envie de faire partager ce que j'ai appris pendant toutes ces années.
 
  
Je réclame donc votre indulgence, pour les débuts de cette correspondance à laquelle je vous invite tous à participer sur les prochains posts.
 
A Bientôt
 
 
Jamil SINNO 
 

Ici, vous trouverez quelques informations utiles pour démarrer...

 

 

Pour commencer tout de suite: