Techniques du MAKI-E



Technique du maki-è (simplifiée)

J'ai pensé qu'il serait bon de constituer un appendice séparé destiné à référencer les différentes techniques du maki-è.

 

Mais le maki-è, qu'est-ce que c'est ?

 

A l'origine, il y avait l'urushi,rhus vernicifera, c'est à dire la laque de Chine proprement dite, extraite de l'arbre à laque.

 

Comme son nom l'indique et pour vous la faire courte, il s'agit d'une "espèce de vernis"destiné à protéger les objets fragiles et c'est comme ça qu'on a commençé à l'utiliser en Chine, sans doute depuis plus de 3000 ans.

 

Mais qu'est-ce qui fait la beauté captivante et mystérieuse "du" laque et là encore qu'est-ce que le maki-é ?

 

Répondez, bon sang !

 

Maki-é est un mot japonais, issu de l'appropriation des techniques du laque introduites, sans doute au 6eme siècle de notre ére et parvenues dans l'Archipel dans les bagages du bouddhisme.

 

Maki,signifie saupoudrer et "è," c'est un tableau.

 

Saupoudrer, mais quoi donc ?

 

De la poudre d'or ou d'argent ,et pourquoi pas de la poudre d'écailles ou de nacre, mon colonel!

 

Nous avons donc affaire à un (petit ) tableau réalisé en poudre d'or et/ou d'argent répandues en nuages délicats sur une surface "adhésive"constituée d'une couche de "vernis".

 

A plus.

 

Décembre 2019.

Spontanément, je n'ai pas réussi à aller plus loin.

Sans doute parce que intuitivement j'ai senti que je ne ferais que recopier ce que j'aurai capté de gauche ou de droite.

Il existe des tonnes de laïus décrivant les techniques du laque à travers la description du travail sur les INROS, ces petits réceptacles à médecine que les japonais portaient sur eux et qui sont des merveilles décoratives.

C'est là, qu'il faut chercher l'origine du travail sur les stylos laqués, qui sont leurs descendants directs.

 

Cependant et en trois phrases, vous saurez l'essentiel!

 

Répétez ,après moi !

 

Le décor, à la surface du stylo, doit être à plat ou en relief.

 

S'il est absolument plat, comme figé au coeur de la matière, alors dites:

Togigashi maki-è.

 

S'il est en léger relief , dites Hira maki-è.

 

Si la surface est en fort relief , alors dites Taka maki-è.

 

Voilà, vous savez tout (ou presque), du moins selon la loi de Pareto : 20 secondes pour comprendre 80 % de l'art et toute une vie pour saisir les 20 % restant.

 

Bon , j'ai trouvé un remarquable article sur Wiki , qui énumère en détail, à mon avis ,l'essentiel des connaissances à posséder pour apprécier efficacement l'art du laque .

 

C'est très bien fait et je valide totalement , comme on dit dans l'émission "Les Queens du shopping".

 

Et ne me dites pas , svp, qu'il n'est pas nécessaire de connaître , pour apprécier ;  c'est une grave erreur , qui vous limite une fois pour toutes à ce que vous transmettent vos organes des sens souvent bien foireux .

                                                                                                                 Adopter cet état d'esprit, en toutes choses, c'est décider de rester à la cave pour apprécier un lever de soleil. 

En tous cas , quand vous aurez avalé  ça , vous vous sentirez les pieds mieux ancrés dans le sol et le coeur ivre de beauté.

 

 Glossaire du maki-è.

  • Fundame : couleur or mat
  • Gimpun : poudre d'argent
  • Hirame : paillette d'or similaires au nashiji. Existe en 7 à 8 granulométries comme le nashiji, La différence est qu'elles sont deux à trois fois plus épaisses puis aplaties par pression. Leur intérêt réside dans le fait qu'étant épaisses, elles acceptent un polissage plus intense et sont donc plus brillantes. Les ôhirame sont de grandes plaques de hirame trop importantes pour être mises en place à l'aide du tsutsu. Il faut alors les piquer sur une épingle ou une aiguille en bambou pour les déposer à la surface de la laque humide.
  • Kabon urushi : noir mat obtenu par pulvérisation de poudre de charbon de bois. Utilisé lorsque le noir brillant du roiro n'est pas souhaitable.
  • Keshifun : poudre d'or quasiment impalpable tant la granulométrie en est faible. Le keshifun et les deux ou trois premières granulométries de kimpun ne sont utilisées que pour les faces intérieures des compartiments (naibu) ainsi que pour leurs bords (ikkake ou ikake) et les épaulements (tachigari).
  • Kimpun : poudre d'or.
  • Kinji : couleur or brillant. La différence entre ces deux ors réside dans les poudres (marufun) qui les composent.
  • Kirikane : formes géométriques (le plus souvent des carrés ou des triangles) découpées à la lame de rasoir (jamais aux ciseaux qui courberaient les bords) dans des bandes de métal (kanagai) disponibles en trois épaisseurs. Le décor kirikane s'applique sur un fond fundame.
  • Koban ou kobampun : mélange de trois parties de poudre d'or et d'une partie de poudre d'argent. L'oxydation de l'argent confère à l'or un aspect verdâtre.
  • Marufun : nom générique donné à toutes les poudres métalliques (or, argent ou koban). Il existe dix granulométries différentes de marufun.
  • Nashiji : paillettes irrégulières d'or (kin nashiji), d'argent (gin nashiji) ou de koban (koban nashiji). Existent en 7 ou 8 granulométries différentes. Toujours saupoudrées à l'aide du tsutsu, elles sont très utilisées pour l'intérieur de compartiments. Leur nom vient de leur ressemblance avec la peau de la poire nashiji. les gyôbu nashiji sont des nashiji dont la granulométrie, bien supérieure à celle des nashiji, interdit l'usage du tsutsu. Ils devront être mis en place un par un à l'aide d'une fine tige en bambou ou une aiguille.
  • Sumiko : couleur noire, mate, obtenue en saupoudrant la laque de charbon de bois.
  • Roiro urushi : Le roiro est le nom donné à la couleur noire extrêmement brillante, à fort pouvoir réfléchissant. L'urushi est le nom donné par les japonais au laque, c'est-à-dire au suc à l'état brut directement extrait de l'arbre. Le roiro urushi est obtenu par réaction chimique entre le laque et des particules de fer. Le mélange était autrefois préparé par l'artiste lui-même puis filtré plusieurs fois à travers un papier poreux (yoshino gami) jusqu'à obtention de la couleur noire désirée. Actuellement, le roiro urushi peut être acheté, prêt à l'emploi, auprès de marchands spécialisés (urushiya). Le brillant est obtenu par un polissage minutieux et répété des couches de laque. Le noire, profond change de couleur avec le temps et peut devenir caramel voire rouge.
  • Les laques décorées par incorporation de pigments ou de poudre d'or et/ou d'argent : maki-e. Parmi ces laques, on retiendra les décors connus sous les vocables de togidashi, hiramaki-e et takamaki-e.
    • Décor togidashi : les différents décors sont exactement au même niveau que le fond. Il n'y a aucune surépaisseur. Après avoir recouvert l'objet d'une couche uniforme (habituellement noire ou or) de laque. Sur ce fond, l'artiste implante le décor qui se trouve ainsi en relief. Il recouvre alors la totalité de l'objet, y compris son décor, de laque de la couleur du fond puis, par ponçage, il dégage le décor qui se trouve ainsi être exactement au même niveau que le fond. Cette technique est dite sumi-e togidashi lorsqu'elle imite les dessins orientaux peints avec une encre noire (sumi-e : peinture à l'encre noire). Elle a été très utilisée par Sunshô9
    • Décor hiramaki-e : les différents décors sont en faible relief sur le fond (pas plus que l'épaisseur d'une couche de laque).
    • Décor takamaki-e : les décors, habituellement en laque d'or, sont en fort relief par rapport au fond. Cet effet est produit par l'incorporation à la laque d'épaississants (par exemple, une quantité plus ou moins importante de poudre de charbon de bois donnera une laque plus ou moins épaisse). Une laque contenant beaucoup d'épaississant aura tendance à moins « s'étaler » qu'une laque qui en contient moins. Les couches de laque ainsi épaissies sont superposées jusqu'à obtenir l'effet souhaité puis recouvertes d'une couche de laque de finition (en général, une couche de laque d'or).

Avant que la dernière couche de laque soit sèche, l'artiste (le maki-e-shi) peut décider l'incrustation d'éléments en nacre (usugai raden), ivoire, or, corail, etc. ou même d'éléments que l'artiste a confectionné lui-même à partir de laque qu'il aura colorée puis sculptée à l'aide du bord tranchant du tsutsu et mise ensuite à sécher sur une plaque de verre (c'est un des avantages du tsutsu par rapport à un autre moyen de pulvérisation).

La division entre les différents décors n'est pas aussi tranchée. Un même objet peut incorporer deux, voire trois types de décors.

L'artiste commence par confectionner une âme en bois de l'objet (en général du bambou) qu'il amincit par usure. À ce stade, la pièce est bien régulière et lisse. Elle ne mesure pas plus d'un demi-millimètre d'épaisseur. Il peut alors entreprendre le travail de laquage proprement dit. Il procède par couches superposées en respectant un temps de séchage qui peut atteindre plusieurs jours entre chacune d'elles. Une fois sèche, la laque est poncée puis soigneusement polie à l'aide de la dent de chien jusqu'à ce que sa surface soit parfaitement lisse. Le maki-e-shi peut alors appliquer la couche de laque suivante qu'il mettra également à sécher. Un objet peut comporter ainsi jusqu'à vingt couches successives si la laque est destinée à être sculptée. Le même minutieux travail de ponçage et de polissage est effectué entre chaque couche.

Un minimum de deux couches est nécessaire à une laque d'or : une couche de base et la couverture de finition. Pour réaliser la couche de base, l'artiste saupoudre, à l'aide du tsutsu, la laque encore poisseuse de poudre d'or dont le grain est fonction de l'effet désiré. Les particules adhèrent fortement à la laque au cours du séchage. L'or qui n'a pas adhéré est récupéré par brossage. Un polissage vigoureux donnera une teinte uniforme. Une couche de laque translucide (shuai urushi) est ensuite appliquée en finition. Le ponçage et le polissage de cette dernière l'amincissent jusqu'à ce que la couche or du fond transparaisse sous la couche de finition. Les particules d'or sont ainsi emprisonnées dans la laque. Par usure, la dorure paraît de plus en plus brillante au fil du temps. Parfois, au lieu de teinter la laque dans sa masse selon une des méthodes décrites au paragraphe « fabrication » du présent article, le laqueur peut décider de déposer les pigments sur la laque encore poisseuse comme il le ferait pour des particules d'or (poudre de charbon de bois pour le noir, cochenille pour la couleur rouge foncé, etc.). En mélangeant différents pigments, le maki-e-shi obtient des nuances de couleurs. Ces couches colorées seront toujours recouvertes d'une couche de laque translucide qui sera poncée puis polie. Lorsque les particules sont extrêmement fines, il est impossible de les saupoudrer à l'aide du tsutsu sous peine de les voir voler et se coller au hasard sur la laque ou s'agglomérer par plaques. Il faut alors les appliquer au pinceau ou à l'aide d'un fil de soie.

Vu ?

Repos !

Vous pouvez fumer et faire le plein de gazole.