Hudie, le papillon de Michikami.

Hudie
Hudie

Nous avons commencé l'etude du décor de cette édition limitée de Namiki, réalisée en 2007, par le sublime Kawaguchi Michikami, stylo que je nomme perso Kiku, pour chrysanthème et que Pilot baptise "Papillons et chrysanthèmes".


Pas de quoi se battre, entre nous, même si le titre que je suggère me semble plus opportun, ne serait-ce que par l'importance du symbôle du chrysanthème au Japon en tant que présence de l'Empereur et de sa Cour.


Pour nous rafraîchir la mémoire, on se souviendra que la représentation à 16 pétales doubles est réservée à l'Empereur, un peu comme le dragon à 5 griffes, pour le Fils du Ciel de l'autre côté du détroit, 14 pétales pour les grands feudataires, les princes.


Comme toujours, il y a un message politique caché, puisque en chinois, Ju, le chrysanthème, signifie "durer" et également homphone de Jiu "longtemps".


Si on se souvient que le "mon", ou emblème de la famille impériale, fut choisi par l'Empereur Go-Toba, en pleine période de "l'usurpation" shogunale dite de Kamakura au 14 eme siècle, et que le chrysanthème ne resurgit pleine gomme dans le paysage politique qu'à l'ére de la restauration Meiji, au 19 eme siècle, on comprends que ce choix était prémonitoire, puisque l'histoire lui a donné raison à la chute du Shogunat.


Autrement dit, l'Empire, même réduit à un rôle représentatif était destiné à durer longtemps.

Idée que l'on retrouve dans la symbôlique du nombre, le 9 de la neuvième lunaison, également homophone de Jiu, "longtemps" puisque le chrysanthème, fleur automnale, quoique solaire, ne s'ouvre que lorsque les autres fleurs déclinent, comme s'il laissait à tous les autres le soin de briller au printemps et de rêgner en maître unique  à l'Automne.


Juste en passant, souvenez-vous que le chrysanthème n'est devenu "la fleur des cimetières"en France que par la volonté de Poincarré, qui décréta que les cimetiéres soient fleuris en mémoire des combattants de 14/18.


Ailleurs que chez nous le symbôle posséde d'autres significations.


Mais malgré tout c'était un bon choix, puisque le chrysanthème, en Chine, est associé à l'immortalité, comme nous l'avons vu précédement.


Alors, que devient notre Hudie, le papillon en chinois et pourquoi ne pas retenir son nom japonais ?

Parceque le thème "papillons et chrysanthème" fait partie des archétypes de la peinture chinoise, comme le Kachoga par exemple.


Et puis surtout parceque ce sont les chinois, qui en ont fait les meilleurs commentaires symboliques, à savoir :

L'image de la très belle femme, mais aussi celle de la résurection des amants malheureux à travers la belle histoire de Liang Shanbo et Ju Yingtai.

Par extension, le papillon devient le symbôle de l'amour et nous ouvre un autre champs d'exploration, puisque nous ne sommes plus dans l'espace du Yu-Yi, c'est à dire dans un domaine oû l'objet est source de signification par lui-même, mais dans le Xie-Yin, lieu ou une métaphore se comprends par l'homophonie de plusieurs locutions associées.


Abscond ?


Je vous explique.


On cherche à exprimer une locution toute faite de bon augure, constituée de 4 mots :

Exemple: "shou ju mao die"; un chat( homophone de septuagénaire), un papillon(amour) et un chrysanthème (vivre, durer), ce qui se comprends comme un souhait de bonheur et de longévité.


Maintenant vous comprenez ce que l'on veut vous dire à travers ce que vous voyez comme un assemblage esthétique dû au hasard ou à la fantaisie de l'artiste.


Ce n'est jamais le cas.


Pour conclure sur le travail de Michikami, dont le détail nous ravit l'oeil avec ce papillon en relief en Taka et Hira-maki-è.

Les inclusions de nacre sont Ao-gai, le voile de flocons d'or est Shishiai avec de belles inclusions de gros fragments de feuilles d'or sur les ailes selon la technique du Ohirame disposés individuellement.


Bon dimanche.


 

We began the study of the decoration of this limited edition from Namiki, conducted in 2007 by the sublime Michikami Kawaguchi, pen I call personaly Kiku, japanese name of chrysanthemum and whom Pilot names "Butterflies and Chrysanthemums."Nothing to beat us, even if the title I suggest seems more appropriate, if only by the importance of the symbol of chrysanthemum in Japan as the presence of the Emperor and his court.To refresh our memory, we recall that the dual representation to 16 petals is reserved for the Emperor, like the dragon 5 claws , for the Son of Heaven on the other side of the strait, 14 petals for  feudatories, the princes.As always, there is a hidden political message, as in Chinese, Ju, chrysanthemum, meaning "last" and also homphone Jiu "long time."If we remember that the"mon" or emblem of the imperial family, was chosen by Emperor Go-Toba, in the midst of "usurpating" Kamakura shogunate during the 14 th century, and the chrysanthemum full pelt reappears in the political landscape in the era of the Meiji Restoration, (19 th century), we understand that this choise was prescient, since history has vindicated the fall of the Shogunate.In other words, the Empire, even reduced to a representative role was destined to last long.Idea found in the symbolism of the number 9 of the ninth lunar month, also homophone Jiu "long time" as the chrysanthemum flower flourishes in  autumn, although symbolicaly solar, opens only when other flowers are declining, as  if it  left all others to shine in spring and reign supremely and  unique in Autumn.Just by the way, remember that the chrysanthemum became "flower burial" in France by the will of Poincaré, which decreed that cemeteries are flowers in memory of the soldiers of 14/18.Other places than  home carry this symbol with other meanings.But still it was a good choice, since the chrysanthemum in China is associated with immortality, as we have seen previously.So that becomes our Hudie, butterfly in Chinese and why not retain its Japanese name?Because the subject "butterfly and chrysanthemum" belongs archetypes of Chinese painting, as Kachoga for example.And mostly because it is the Chinese who have made the best comments symbolicaly, namely:The image of the beautiful woman, but also the resurrection of the unhappy lovers across the story of Liang Ju Shanbo and Yingtai.By extension, the butterfly is the symbol of love and opens another field of exploration, since we are no longer in the space of Yu-Yi, ie in a domain where the object is source of meaning only by itself, but in the Xie-Yin, place or a metaphor to understand the homophony of several phrases associated.Abscond?I will explain.It seeks to express a phrase made with an idea of good auspicious consists of four words:Example: "ju shou mao die", a cat (homophone of septuagenarian), a butterfly (love) and Chrysanthemum (live, last), which is a desire to combine happiness and longevity.Now you understand what the painter wants to tell you through what you see not as an improbable assemblage of  aesthetic matters due to chance but the will of the artist.To conclude the Michikami's work, let's see details of which we delight our eye with this butterfly embossed and Taka-maki-e Hira.Inclusions are pearl Ao-gai, the veil of gold flakes is Shishiai with beautiful inclusions of  large pieces of gold leaf on the wings using the technique of Ohirame arranged individually.Good Sunday.

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Commentaires: 1
  • #1

    Best Juicer (mardi, 16 avril 2013 07:16)

    I shared this upon Myspace! My pals will definitely enjoy it!