La Dame du Clos aux Glycines sur un stylo.

Fujitsubo
Fujitsubo

Donc, je continue avec ce drapé de cérémonie,détail du stylo improprement nommé Murazaki Shikibu,dont le commentaire vient compléter le post du 18 Octobre et va nous permettre de comprendre l'allusion subtile de la présence des glycines en taka maki-è et savoir en fait qui est qui et qui fait quoi dans cette scène vidée de sa saveur si on n'en saisit pas la signification.


En effet, sur ce stylo Empereur de Namiki, nous voyons une femme en train de se lamenter,  saisie d'une grande souffrance intérieure, comme cachée derrière une tenture.


Sur le capuchon , des glycines, comme je l'ai déjà indiqué.


Les glycines sont évidement la clé du mystère, puisque glycines se traduit par Fujiwara en japonais, et c'est précisement le nom de la famille impèriale rêgnante à l'époque ou Murazaki a écrit son Genji, histoire d'un prince impérial, grand séducteur,que son rang destine à ne pas rêgner et qui s'épuise dans la séduction.


Il les veut toutes, pour peu qu'elles soient sublimes.


Mais ce n'est pas suffisant.


Ce n'est que le premier filtre.


Car la femme de l'Empereur se nomme Fujitsubo, que l'on traduit par Dame du Clos aux Glycines .


Et c'est justement cette Fujitsubo, femme de l'Empereur, qui va donner naissance à un fils dont le Genji est le père.

La scène du monogatari représenté sur ce stylo n'a donc rien à voir avec le personnage de Murazaki, mais illustre plutôt les remords de Fujitsubo, qui après avoir présenté son fils à l'Empereur, va cacher sa faute derrière une tenture, image de la honte.


Mais rassurez-vous , rien n'est "moral ", mais aussi rien n'est "immoral"dans le Genji Monogatari!.


C'est un espace ou on s'affranchit des règles communes

Vraiment une histoire passionnante, qui déborde  du contexte du Japon du 11eme siècle, pour s'immiscer dans notre propre expérience .


Tourbillon des passions changeantes, sans limites,comme si c'était le seul lien capable de nous réunir à un passé encore vivant à travers notre  vécu intime,réel ou imaginaire.

Oui il faut voir ce décor pour ce qu'il est et lui redonner, par ce qu'il évoque d'une extraordinaire oeuvre romanesque, toute sa dimension amoureuse, puisque l'amour est la seule chose, qui mérite d'être vécu.


Pour que la flamme se consumme,et accéder un jour à l'équanimité, il faut avoir brulé soi-même et c'est à quoi le Genji nous invite.


                                                                        Bonne combustion !

 

So, I continue with this draped ceremony kimono, detailed on this Namiki  pen improperly named Murazaki Shikibu, whose commentary complements the post of October 18 and will allow us to understand the subtle hint of the presence of wisteria made of taka maki-e and know in fact who is who and who does what in this scene devoided of common sense if you do not understand the meaning. 
Indeed,on  this pen (Namiki Emperor), we see a woman lamenting, hearing a great inner pain, looking hidden behind a curtain. 
On the cap, wisteria, as I have already indicated,in french
Glycines ,are obviously the key to the mystery, as wisteria translated in "Fujiwara" in Japanese, and it is precisely the name of the reigning Imperial family at the time when Murazaki wrote his Genji monogatari,the story of an imperial prince, whose successory  rank did not allow to rule and consequently exhausts himself in seduction. 
All he wants, as long as they are sublime. 
But it is not enough. 
This is only the first filter. 
Because the wife of the Emperor is called Fujitsubo, we translate to  Dame du Clos aux glycines (Lady of the wisterias meadows). 
And it is precisely this Lady Fujitsubo, wife of the Emperor, who will give birth to a son whose true  father is Genji. The scene that monogatari shows on  that pen has nothing to do with the character of "Murazaki", but rather illustrates the remorse of  Fujitsubo, who after introducing his son to the Emperor, will hide his fault,behind a curtain , image shame. 
But do not worry, nothing is "moral", but nothing is "immoral" in Genji Monogatari!. 
This is a space where one is freed from common rules. Really a fascinating history, which goes beyond the context of 11th century Japan, to interfere in our own experience. 
Changing whirlwind of passion, without limitation, as if it were the only link we can meet that connect us at a past which lives ultimately through our intimate experience, real or imagined. Yes, you have to see this scene for what it is , because it evokes an extraordinary work of fiction, the full dimension of love, because love is the only thing that worth while to be lived. 
For the flame of passion consummes itself and eventually let us access to equanimity (one day ), you must have burned yourself in hell and this is what  the Genji invite us. 
                                                                        Good combustion! 

 

 

 

 

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