Yabusame, la suite.

Yabusame
Yabusame

Généreux, comme je le suis, voici un nouveau crédit photo sur ce stylo de Namiki.

C'est vrai qu'il a de la gueule, le bougre !

Ce serait une oeuvre de Kawaguchi Michifumi, qui a comme d'habitude, tout mon soutien.

Ceci dit, le thème , vous l'avez compris à la lecture du post précédent, me touche moins que le Nasu no Yoishi de Sailor.

Mais malgré tout, c'est quand même du beau boulot.

Ce qui fait la différence, de mon point de vue, c'est la manière dynamique du rendu de la tension et du "non-agir", perceptible sur le Nasu.

On croit entendre les instructions muettes :

"tenir ferme, lâcher prise".

Le zen n'est que paradoxe apparent.

Dommage, que la télé japonaise ait retiré le film sur Yoshitsune de You-Tube...

Comme quoi, tout se perd.

Alors, puisque le Japon nous trahit à travers la technologie et les marchands de soupe, vous pouvez encore revenir aux sources, comme d'habitude à travers les textes chinois.

Cap sur Lietzi et son épatant "Classique du vide parfait"!

J'en avais plusieurs versions, celle de Benedykt Grynpas me convient assez.

Donc, chapitre 5, "Tirer à l'arc".

Je résume :

Lie You Kéou était un archer incomparable, en vitesse et précision.

Hiératique comme une statue il décochait flêche sur flêche en pleine cible.

Il en tirait une grande fiéreté.

Bien sur...

Mais , en Asie, il y a toujours un emmerdeur disposé à vous faire sentir, que vous n'avez pas saisi la "Grande Affaire" !

Pe Houen Meou Jen .

" C'est bien là tirer comme un archer, mais ce n'est pas tirer comme quelqu'un, qui n'a plus conscience de tirer à l'arc".Là dessus, il l'emméne au bord d'un gouffre vertigineux et se plaçant dos au vide, retenu seulement par le bout des pieds d'une chute dans l'abîme, il invite l'archer à le rejoindre.

Ce dernier se jette à plat ventre , inondé de sueur et claquant des dents.

"Celui, qui est arrivé en haut peut s'ébattre aux confins du monde , sans que son esprit en soit affécté.

Mais toi, voici que la terreur apparaît dans tes yeux troublés : assis au centre de la terre, tu éprouverais le vertige !".

C'est ce qu'il faut retrouver dans la réalisation artistique voulue par le thème de l'archer à cheval, qui dépasse la simple manifestation d'une quelconque habileté.

A partir de celà, on peut comparer ces deux réalisations de Sailor et Namiki et décider laquelle est la plus cohèrente.

Encore une flêche, qui rate sa cible ?

 

 

 

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